Le postulat du projet fut d’explorer la socialisation des gens au travers d’une certaine quête de convivialité et de ritualité. Celle-ci se situe non pas en famille, dans l’intérieur domestique, mais à l’extérieur, dans les espaces publics réunissant les gens de façon pacifique. Ces « mouvements-rencontres » rassemblent au lieu de souligner les divergences d’opinion, les différences de statut social et d’origines. La collectivité est donc photographiée par le biais de la danse et du geste dans ces microsociétés éphémères. Quelles sont ces « raisons d’être ensemble » ? Quels sont ces moments de « loisir », « d’oisiveté » imaginés par les communautés ? Situés en-dehors du monde du travail, ils agissent comme exutoires, rituels de tous les temps, indispensables. Comment l’humain fait force d’imagination dans ses rites ? Est-ce un besoin de sociabilité corporelle, jusqu’au déguisement, au travestissement, tendant jusqu’à la transe… ?
À l’invitation de la photographe, trois auteurs ont créé un texte s’inspirant d’une ou des images de l’exposition. Voici leur inspiration :
Gestes sacrés. Identité, extase et communion
par le sociologue et docteur en sciences des religions François Gauthier
Les chaussures noires
par la conteuse Renée Robitaille
Volutes
par la poète Christine Germain